top of page

Nam June Paik

  • 23 mars 2017
  • 3 min de lecture

20 juillet 1932 Séoul – 29 Janvier 2006 Miami

Portrait de Nam June Paik

Artiste sud-coréen, Nam June paik incarne l’art vidéo. Artiste multidisciplinaire il se démarque dans de nombreux domaines tel que la musique, la sculpture, la performance, l’écriture et bien évidemment la réalisation.


Parcours :

Cinquième membre de sa famille, Nam june paik se passionne plus jeune, pour le piano.


En 1950 la guerre traumatise la Corée, sa famille s’exile tout d’abord à Hong Kong puis au Japon. Il cible son parcours scolaire sur la musique et l’esthétique à l’université de Tokyo.

Diplômé en 1956 pour sa thèse sur le compositeur Arnold Schoenberg, Nam June Paik s’envole pour l’Europe afin d’étudier avec le compositeur Thrasybulus Georgiades à l'université de Munich. Dès l’été 1958 il poursuit son apprentissage auprès de Karlheinz Stockhausen, précurseur de la musique électroacoustique qu’il rencontre au Summer Course for New Music. Cette découverte et ces divers apprentissages le marquerons au fer rouge pour le reste de son travail artistique. Ces années enrichisse sont carné d’adresse qui se rempli peu à peu de figures manifestes de l’avant-garde tel que John Cage, Carl Maciunus et Joseph Beuys.


Portrait de Nam June Paik


Fin des années 60 ces personnages hauts en couleurs se regroupent dans le mouvement Fluxus, Nam June Paik commence alors les actions musicales. Sonate no 1 pour violon solo , est l’une de ses premières performances, il y détruit sur scènes des instruments de musiques. Ici, il s’agit en l’occurrence d’un violon qu’il brise sur un pupitre [1] . Un geste radical qui incarne la destruction matérielle de la musique traditionnelle.

Œuvres fondatrices :


Nous sommes à présent en 1963. Celui que l’on nommera d’ici peu le « pape de l’art vidéo » s’insère petit à petit dans le monde de l’art pour bientôt le bouleverser. Il réalise à travers un événement Fluxus (le Music/Electronic Television) à la Galerie Parnass de Wuppertal, une installation magistrale. 13 postes de téléviseurs sont posés sur le sol, leur image est déréglée par des générateurs de fréquences qui modifie la transmission. L’écran est brouillé, c’est un mélange de cacophonie et d’œuvre d’art totale qu’il détourne de son utilisation la plus commune. Bien que fortement inspirée des pianos déréglés [2] de John Cage, elle est considérée comme la première œuvre d’art vidéo.

Nam June Paik, La distorsion, 1963


1964, Le pape de l’art vidéo s’envole à New York, capitale de toute les avant-gardes. Il y rencontre la violoncelliste Charlotte Moorman [3]. La collaboration est un témoin majeur de ce que représente l’art vidéo, il est un tout se confondant à la technologie. Mêlant ainsi le modernisme à la musique classique (qu’incarne le violoncelle), en scellant le tout par l’acte avant-gardiste que matérialise la performance.


Charlotte Moorman – Nam June Paik Concerto for TV Cello and Videotapes » (1971)
Charlotte Moorman – Nam June Paik Concerto for TV Cello and Videotapes » (1971)





















Nam June paik révolutionne le monde de l’art conventionnel dans un contexte culturelle complexe. Après le chamboulement artistique de l’abstraction dans les années 10, incarné par une mouvance conceptuelle d’un art qui se concentre désormais sur l’acte créatif plus que sur la représentation finale, on découvre ensuite au travers des dadaïstes, que l’art ne se limite pas à la peinture et la sculpture. Toute ces transformations nous mènent peu à peu au mouvement Fluxus. Dérationalisant l’art, il décide de détourner le matériel technologique des foyers pour le transformer en outil artistique tel la toile d’un peintre. Il déclarera d’ailleurs dans son manifeste en 1969 [4] « Je veux façonner la toile de l’écran de télévision aussi précisément que de Vinci, aussi librement que Picasso, de façon aussi colorée que Renoir, aussi profondément que Mondrian, aussi violemment que Pollock et aussi lyriquement que Jasper Johns »

Prix :

Paik reçoit de nombreux prix pour ces apports majeurs, il devient lauréat du prix de la culture asiatique de Fukuoka en 1995 puis du Prix de Kyoto en 1998.


En 1994 il reçoit le Lion d’Or à la Biennale de Venise suivit d’un Lifetime Achievement en sculpture contemporaine en 2001.


Institut National de l'Audiovisuel, Lunettes noires pour nuit blanche, Interview pinceau, Antenne 2, Présenté par Thierry Ardisson le 20 mai 1989


Galerie d'oeuvre :

référence :

[1] Sonate no 1 pour violon solo, 1959

[2] Cahier de Séoul, Nam June Paik : créateur de l'art vidéo


[3] Charlotte Moorman (18 novembre1933 – 8 novembre 1991) est un violonceliste américaine. Elle rencontre Nam June Paik en 1964, lors d’un voyage de ce dernier à New-York. Ensemble, ils réalisent de nombreuses performances dans lesquelles la violoncelliste jouait du corps de Nam June Paik. Dans d’autres performances, les images diffusées par les moniteurs situés sur son corps se déformaient en fonction des ondes sonores de la musique qu’elle jouait

[4] Citation du site Artnet.Fr

 
 
 

Commentaires


Mais encore...
Rechercher par Tags

© 2023 by Urban Artist. Proudly created with Wix.com

bottom of page